Cycle de conférences de philosophie « Mutações »

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Ouverture du cycle de conférences de philosophie « Mutações » (Mutations)

Conférence de Pedro Duarte - La fin du progrès - Espace Le Corbusier - 19h - Ambassade de France

« Mutações » (mutations) est un cycle de conférences organisés par Adauto Novaes

Cette année le thème est « dissonances du progrès » :

« Qu’est-ce que le progrès ? Pour quelques théoriciens, seulement un mot qui n’est pas plus qu’un slogan, cliché ou, au plus, un mythe ; cela peut être aussi une croyance, jamais un concept.

Pour gagner un statut de « concept » universel, le « progrès » cherche refuge dans d’autres mots en quête de légitimité, et ainsi passer d’un terme relatif à un sens absolu : progrès et démocratie, progrès et liberté, progrès et développement. Pire encore, des actions de caractère belliqueux ont recourt à l’idée de guerre en tant que mouvement indispensable pour le futur au progrès radieux.

Philosophes français et brésiliens se réunissent, une fois de plus, à Rio, Belo Horizonte et Brasilia autour du concept de mutations, cette fois pour discuter des dissonances du progrès.

Mais, au final, qu’est-ce qui légitime le progrès aujourd’hui ?

L’impressionnant héritage laissé par les innombrables formes de progrès de la science et de la technique est incontestable : le monde a gagné, mais le monde a aussi perdu ! Suivant la transformation radicale des idées d’espace et de temps, nous avançons dans la médecine et la biologie qui nous préservent de beaucoup de mal et de maux (le progrès apportant d’inégalables bénéfices durables pour l’humanité), mais aussi, en contrepartie, de la rigueur, vitesse, précision des relations de l’homme avec son environnement, disparition du vague et du lent, d’habitudes dominées par des méthodes positives gouvernées par des machines, mode scientifique de l’existence à laquelle « les esprits s’habituent rapidement, bien qu’insensiblement », alors que les relations d’homme à homme se maintiennent, comme l’observe le poète Paul Valéry, « dominées par un empirisme détestable qui met même en évidence, en divers points, une possible régression. » Adauto Novaes

17 octobre : Conférence de Céline Spector, Université Sorbonne Paris (France).

« Civilisation et déraison. Ambivalences des Lumières » :

Bien qu’il intègre le mouvement, on peut considérer Jean-Jacques Rousse comme l’ennemi des Lumières ou critique de la modernité, puisqu’il s’attaque à la valeur même de « civilisation », dont le prix dont être évalué. Mais, loin d’être un marginal dans cette analyse, Rousseau révèle en vérité une des tensions constitutives de la raison des Lumières, que l’on retrouvera dans le « Discours préliminaire » de l’Encyclopédie.

18 octobre : Conférence de Charles Girard, Universidaté Lyon 3 (France)

« Progrès et démocratie » :

S’il existe des membres des élites politiques et économiques qui remettent en cause la libre participation sociale au nom de la complexité croissantes des enjeux de gouvernance, il existe aussi des défenseurs de l’égalité des compétences entre les individus, éloignant ainsi l’idée de progrès nécessaire au peuple. Pour analyser ces discours et, avec cela, les possibles futures des sociétés démocratiques, il est important de reconsidérer leurs relations au progrès.

19 octobre : Conférence de Guilherme Wisnick, Université de Sao Paulo, Architecture.

« Non-lieu, ville générique, paysage transgénique » :

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, avec la grande « découverte de l’urbain » dans le Paris des impressionnistes et de baudelaire, a surgi le grand bouillon dans lequel a fermenté l’idée de modernité, dans une ambiance d’excitation, liberté, alterité et contradiction. On vit, aujourd’hui, le pôle opposé de cela. Voici alors la sinistre caractérisation des résultats urbains de ce qu’avant l’on a imaginé être le progrès. Que faire face à réalité décadente ?

Salle Le Corbusier, Ambassade de France – 19h
SES . Av. das Nações, Lote 04, Quadra 801
www.ambafrance-br.org / tel : (61)3222-3999
www.mutacoes.com.br
Entrée libre

publié le 12/10/2017

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