La France et le Brésil

Ambassadeur de France au Brésil :

M. Michel Miraillet (depuis septembre 2017).

Ambassadeur du Brésil en France :

M. Paulo Cesar de Oliveira Campos (depuis le 3 juin 2015).

Relations politiques

Le Brésil et la France entretiennent une relation d’amitié de long cours qui a changé d’échelle ces dernières années, au travers de l’élaboration d’un partenariat stratégique ambitieux. Ce partenariat global et pluridimensionnel, qui se projette dans l’avenir a été lancé en mai 2006 par les présidents Lula et Chirac lors de visite d’Etat au Brésil, puis confirmé par le Président Sarkozy en 2008 lors de sa rencontre avec le président Lula sur la frontière commune entre nos deux pays. Il s’est traduit par l’adoption d’un plan d’action et la signature de nombreux accords lors du sommet bilatéral de Rio le 23 décembre 2008.

Il reconnait clairement le Brésil comme un acteur global et un candidat légitime à occuper un siège de membre permanent au CSNU. Il engage un partage de savoir-faire et d’expertise par des initiatives conjointes, s’appuyant sur la mise en commun de ressources matérielles, technologiques, humaines ou naturelles. Ce partenariat stratégique embrasse de multiples domaines : militaire, spatial, énergétique, économique, éducatif, transfrontalier et aide au développement en pays tiers. La dimension transfrontalière entre la Guyane française et l’Etat de l’Amapa y trouve toute sa place. C’est donc cette feuille de route, fruit d’un engagement politique fort, qui donne une cohérence d’ensemble à une relation vivante, comme en témoignent les nombreux espaces de rencontres qui se créent et se pérennisent et la dynamique des projets conjoints.

L’Année du Brésil en France, dont la visite du président Lula, du 12 au 15 juillet 2005, suivie de l’Année de la France au Brésil en 2009 , ont donné un nouvel élan aux relations bilatérales entre nos deux pays.

Relations économiques

La dynamique des relations économiques est fondée à la fois sur le commerce et l’investissement dans un pays qui, pour les entreprises françaises, n’est plus un simple marché mais un élément de leur stratégie globale de développement :

Les entreprises françaises disposent de 850 filiales au Brésil, employant près de 500 000 personnes, dans un nombre très diversifié de secteurs : distribution, automobile, aéronautique, matériaux de construction, hydrocarbures et énergies renouvelables, cosmétiques, hôtellerie, services bancaires, agroalimentaire.

Depuis 2006, les échanges commerciaux franco-brésiliens ont connu une croissance moyenne de 2,5% par an, passant de 5,5 à 7 Mds EUR en 2016, en dépit de quelques années de fléchissement (notamment 2009 et 2014).

Du point de vue du Brésil, la France est le 7ème fournisseur et le 19ème client, avec une part de marché en progression à 2,7%, la troisième parmi les pays de l’Union européenne (derrière l’Allemagne et l’Italie).

Le solde commercial en 2016 est demeuré excédentaire pour la France, à hauteur de 1,6 Mds EUR. Il constitue son sixième commercial dans le monde après le Royaume-Uni, Singapour, Hong-Kong, les Emirats Arabes unis et l’Algérie.

En 2016, les flux d’IDE français en capital-investissement ont atteint 3,3 Mds USD, plaçant la France au 4ème rang des investisseurs.

- https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/pays/bresil

Coopération culturelle, scientifique et technique

La montée en puissance de notre relation s’appuie sur un socle de coopération particulièrement solide et diversifié, avec un pays où la francophilie est vivace et où la diversité culturelle est une composante de l’identité nationale :

- le Brésil est le premier partenaire de la France en Amérique latine pour la coopération scientifique, avec une attention particulière à la recherche et à l’innovation technologique (la France est le deuxième partenaire scientifique du Brésil après les Etats-Unis). La coopération scientifique est structurée autour de formations d’excellence entre universités et par des partenariats de haut niveau entre les organismes de recherche des deux pays. Ils portent notamment sur les mathématiques fondamentales et appliquées, les changements climatiques, les sciences sociales et humaines. Les programmes de technologies innovantes connaissent un important développement. Soulignons en particulier le programme CAPES-COFECUB, partenariat équilibré et de très grande qualité scientifique qui a permis de former près de 2000 docteurs brésiliens depuis son lancement en 1978 ; - la France demeure le premier partenaire européen du Brésil en matière universitaire. Dès les années 1930, Fernand Braudel, Claude Lévi-Strauss et Roger Bastide ont, par exemple, œuvré à tisser les liens universitaires forts qui existent entre la France et le Brésil en participant à la fondation de l’Université de Sao Paulo, aujourd’hui première université d’Amérique latine. La France, aujourd’hui seconde destination mondiale des étudiants brésiliens (plus de 4.000 étudiants) et première destination s’agissant des étudiants boursiers, est résolue à favoriser la mobilité internationale étudiante en s’engageant, au travers du Programme « Science sans frontières » lancé par Mme Rousseff, à recevoir 10 000 étudiants boursiers brésiliens d’ici 2015 ; - l’action en faveur du français et des échanges culturels occupe également une place importante de notre coopération. L’Année de la France au Brésil, en 2009 (après l’année du Brésil en France, en 2005) aura permis d’intensifier tous ces échanges, avec plus de 1000 manifestations culturelles. Trois lycées français (São Paulo, Rio, Brasilia) totalisent plus de 2000 élèves dont environ 1 500 Français. Les Alliances françaises du Brésil constituent le réseau le plus ancien et le plus dense du monde (40 implantations), accueillant 35.000 élèves. Dans le domaine du livre, les relations entre éditeurs et écrivains des deux pays sont étroites (le Brésil est le premier marché pour le livre français en Amérique du Sud).

La coopération transfrontalière

La coopération transfrontalière est une singularité de notre relation, la France étant le seul pays européen à partager plus de 700 km de frontière avec le Brésil. La construction du pont sur l’Oyapock, qui en est l’illustration emblématique, s’accompagne d’une coopération croissante dans les domaines de la santé, de l’éducation, et du développement durable. Cette coopération permet d’apporter des réponses aux préoccupations de chaque partie liées aux différents risques transfrontaliers (immigration clandestine, sécurité, orpaillage illégal, mouche de la carambole), d’encourager les échanges humains et commerciaux (éducation, circulation) et de développer l’économie de la région amazonienne dans le respect des populations locales et d’un environnement exceptionnel.

L’Union européenne et le Brésil

Voir le site de la Délégation de l’Union européenne au Brésil

publié le 08/02/2018

haut de la page